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Publié le 18 septembre 2014 · dans Culture Web, Economie numérique, Revue du Net, Search Marketing

Savez-vous ce qui est commun à Google et Coca-Cola à part que se sont deux entreprises américaines très riches ?!

La réponse tient dans la « recette », jalousement et farouchement conservée comme un mystère.

Pour Google, cette recette prend la forme d’un algorithme au cœur du fonctionnement du moteur appelé le « PageRank », qui consiste à établir un classement dans les résultats de recherche suivant des critères et une formule mathématique jusque-là gardée au secret des curieux.

Parmi ces curieux, le ministre allemand de la Justice, Heiko Mass, en est un vilain petit curieux aux yeux du géant Google, qui veut tout connaitre sur la formule magique du célèbre moteur de recherche.

Son argument tel que rapporté dans une interview accordée lundi dernier au Magazine Financial Times est solide et bien travaillé :

« lorsqu’un moteur de recherche a un tel impact sur le développement économique mondial, c’est une question que nous devons aborder ».

Plus de transparence donc sur les règles qui régissent ses résultats de recherche, le fameux « PageRank », c’est ce que requiert le membre de la chancellerie allemande, avançant l’argument que beaucoup de sociétés dans le monde sont aujourd’hui dépendantes du n°1 de la recherche.

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En effet, la position dominante de Google dans le monde et particulièrement en Europe, qui accapare jusque 90% des recherches des internautes, pose de plus en plus problème à l’Allemagne, ce qui justifie cette position au plus haut niveau du Gouvernement fédéral.

Bref, l’enjeu est de taille, les recherches des internautes sur la page du moteur de recherche Google représentent l’essentiel des revenus de la firme de Mountain View, soit 60 milliards de dollars en 2013. Révéler cet algorithme au grand monde reviendrait tout simplement à tuer l’entreprise.

Pour Google, cela revient en clair à livrer au monde et à la concurrence, la recette de son secret industriel planétaire.

Un porte-parole de la firme de Mounatain View a réagi sur cette nouvelle offensive allemande, rassurant les régulateurs que Google n’utilise pas ses algorithmes pour prendre ses concurrents pour cibles, ou pour privilégier des entreprises sur d’autres, de manière à avantager ses propres intérêts commerciaux.

Et d’ajouter :

« qu’il peut paraître simple de rendre publics nos algorithmes afin que tous puissent en prendre connaissance, mais cela permettrait aux spammeurs, aux sites diffusant des malwares, et aux sites de mauvaise qualité de contourner notre système, ce qui nuirait à nos utilisateurs ».

Nul donc besoin d’attendre une réponse formelle du géant Internet cependant, il y a peu de chance que Google concède aux demandes de l’Allemagne. A ces accusations d’hégémonie, Google a tout récemment répondu par la voix d’Eric Schmidt, son chairman. Et le seul « secret » que la firme livre concernant la mécanique de son moteur, c’est que seul l’intérêt des utilisateurs prime.

« Nous avons construit Google pour les utilisateurs, pas les sites Web »,

écrivait le dirigeant, qui vient justement de publier un nouveau livre intitulé « How Google works ».

Affaire à suivre ou simple tempête dans un verre d’eau ? Wait and see !

En attendant, qu’est-ce que vous en pensez ?! Google devra-t-il divulguer un peu plus sur son algo ou faudra-t-il se suffire des révélations au compte-gouttes de notre ami Matt Cutts, toujours en vacances prolongées ?!

Dans tous les cas, en tant qu’experts SEO, on se réjouit de cette pression sur notre moteur de recherche préféré, et on s’attend à une mise à jour du célèbre How serach Works et de son fameux guide SEO dont la dernière mise à jour date de 2011.

Hey Google, don’t be evil!

Nader Yamoun

Auteur : Nader Yamoun

Expert en inbound marketing et Consultant en transformation digitale des Entreprises. Fondateur et Manager de l'agence Web Design, agence digitale web et mobile. Anime à Tunis la communauté Google Business Groups des professionnels du marketing en ligne. Gère un Blog professionnel pour aider les entreprises à faire le cap du digital, baptisé Mon Entreprise En Ligne - MEEL. Profil Twitter | Profil Google+